Legault ferme la porte à une interdiction du «bonjour-hi»

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Il n'est pas question d'interdire le «bonjour-hi» dans les commerces québécois, a confirmé un membre de la garde rapprochée du premier ministre François Legault.

© Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne Il n’est pas question d’interdire le «bonjour-hi» dans les commerces québécois, a confirmé un membre de la garde rapprochée du premier ministre François Legault.

Le bureau du premier ministre ferme la porte à toute interdiction de la formule de salutation « bonjour-hi » dans les commerces québécois, moins de trois jours après que le ministre Simon Jolin-Barrette l’a ouverte.

Le gouvernement caquiste compte-t-il modifier la loi ou la réglementation afin d’interdire l’expression « bonjour-hi » dans les boutiques du Québec ? a demandé Le Devoir. « Dans les commerces, non ! » a répondu un membre de la garde rapprochée du premier ministre François Legault lundi matin.

Pourtant, le ministre responsable de la langue française, Simon Jolin-Barrette, disait réfléchir à la possibilité de légiférer pour contraindre les commerçants à saluer leur clientèle en français. « Je pense que je vais devoir traduire cela dans des mesures au cours des prochains mois », avait-il déclaré tout en pointant des motions adoptées à l’unanimité par l’Assemblée nationale invitant les commerçants à saluer « chaleureusement » leur clientèle avec le mot « bonjour ».Les plus populaires sur MSN Québec

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Un vif débat a agité les réseaux sociaux, ainsi que de nombreux soupers de famille et d’amis durant le week-end. Le Mouvement Québec français a salué l’initiative du ministre Jolin-Barrette. Des chefs des partis politiques fédéraux ont aussi été interpellés sur la possibilité de voir le Québec mettre à l’index la formule de salutation bilingue.

Rappelons que la proportion de commerces offrant un accueil uniquement en français a décru fortement en cinq ans, passant de 84 % en 2010 à 75 % en 2017, selon une étude de l’Office québécois de la langue française (OQLF) diffusée en avril 2019. Le taux d’accueil exclusivement en anglais a grimpé (de 12 % à 17 %), tandis que le taux d’accueil à la fois en français et en anglais a bondi (de 4 % à 8 %).

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