Des femmes ont manifesté dimanche dans les rues de Montréal pour défendre le droit à l’avortement qui semble menacé aux États-Unis. La manifestation s’est terminée par une vigile devant le consulat américain.

Les nouvelles restrictions en matière d’avortement dans plusieurs États américains ont envoyé une onde de choc aux femmes et des craintes se font sentir au Canada.Publicité

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À Montréal, environ 200 femmes ont manifesté pour soutenir le droit à l’avortement des Américaines et pour rappeler qu’au Québec, décriminaliser l’avortement a nécessité une longue bataille.

Un combat qui s’est terminé à la fin des années 80 par une victoire du Dr Henry Morgentaler et le fameux procès de Chantal Daigle, dont le conjoint voulait empêcher l’avortement.

Nos mères, nos grand-mères ont déjà combattu pour ça. On ne veut pas que ça revienne. Oui, on veut appuyer les femmes américaines, mais aussi montrer au gouvernement que ça ne s’en vient pas ici.Une manifestante

« Le débat est clos. On ne veut plus en entendre parler », dit une autre participante.Les plus populaires sur MSN Québec

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Influence américaine

Plusieurs craignent que le mouvement anti-choix ne gagne du terrain au Canada sous l’influence américaine.

Il y a des élections qui s’en viennent et le Parti conservateur risque d’être au pouvoir. On sait bien leur opinion là-dessus. Il y a des députés qui sont pro-vie et qui risquent de rouvrir le débat.Une manifestante

Un militant anti-choix a d’ailleurs tenté de s’imposer dans l’événement et a interpellé les manifestantes qui se trouvaient alors devant l’Hôtel de Ville. Il n’a pas été bien reçu et a été escorté à bonne distance.

Faut pas prendre pour acquis ce que l’on a juste parce que ça fonctionne en ce moment. On ne peut pas s’asseoir sur nos lauriers.Une manifestante

La marche s’est terminée par une vigile devant le consulat américain.

Avec une majorité de juges conservateurs à la Cour suprême américaine, les républicains religieux tentent de renverser le fameux jugement Roe vs Wade qui légalise l’avortement aux États-Unis.

Pour de nombreuses femmes, tout recul sur l’accès à l’avortement rappelle douloureusement que leurs droits ne sont jamais totalement acquis.

Il y a 21 200 interruptions volontaires de grossesse par année au Québec. Ce chiffre est en baisse constante depuis 15 ans. Cela s’explique par un emploi plus généralisé des contraceptifs, notamment du stérilet, et une baisse du nombre de femmes en âge de procréer.

Un homme meurt noyé dans une piscine résidentielle à Gatineau

© Photo: Radio-Canada / S. B.

Un homme est mort noyé dans une piscine résidentielle dans le district de Touraine, à Gatineau, dimanche après-midi.

La noyade est survenue peu avant 16 h 37 dans la piscine d’une résidence située rue d’Auvergne.

La victime a été transportée à l’hôpital, où sa mort a été constatée. Les agents du Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) n’ont pas divulgué son âge ni son identité.

Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances de la noyade.

Une déflagration fait deux morts à Calgary

© Fournie par Nathan Ma

Deux personnes sont mortes et une troisième est hospitalisée après une explosion dans une maison du nord-ouest de Calgary samedi, selon les Services médicaux d’urgence (EMS).

Les secours sont intervenus au 42, Kindora Drive vers 13 h 50.

Les personnes décédées ont été retrouvées à l’intérieur de la résidence. Une femme blessée souffre de graves brûlures.

D’après la police, l’explosion s’est produite dans le garage de la maison et les flammes n’ont pas touché les maisons voisines.

Les pompiers et la police poursuivent leur enquête. Les causes derrière la déflagration restent inconnues pour l’instant

Meghan Markle : qui est Shaun Zaken, cet ex qui lui a tenu tête?


Recherches pour retrouver un pêcheur tombé à l’eau 
Antonio Banderas ému à Cannes 

Meghan Markle : qui est Shaun Zaken, cet ex qui lui a tenu tête?

© Agence / Bestimage Meghan Markle : qui est Shaun Zaken, cet ex qui lui a tenu tête?

Meghan Markle a eu bien du mal à trouver chaussure à son pied. Avant de tomber sur la perle rare, la jeune femme est sortie avec Shaun Zaken, et leur relation n’a pas été de tout repos pour la duchesse.

Meghan Markle et le prince Harry ont eu un véritable coup de foudre en 2016 durant un blind date organisé par l’une de leurs amies communes. Les tourtereaux ont su très rapidement qu’ils étaient faits l’un pour l’autre et se sont d’ailleurs engagés très vite dans une relation sérieuse. La suite, on la connaît : mariage en grande pompe, déménagement dans leur cocon de Frogmore Cottage, et naissance de leur petite merveille, Archie. Une rencontre qui a changé la vie de la jeune actrice à tout jamais. Mais avant de faire la connaissance de l’homme parfait, Meghan faisait partie des millions de femmes à la recherche de leur âme sœur… Une entreprise compliquée.

La jeune maman est sortie pendant 6 mois, en 2013, avec l’acteur et scénariste Shaun Zaken. Tous deux se sont connus à l’université northwestern de Chicago et avaient de multiples points communs : la rage de réussir et l’envie irrépressible de devenir une star d’Hollywood, entre autres. Leurs personnalités très similaires les ont beaucoup rapprochés, mais Shaun Zaken n’a pas voulu s’engager avec la maman d’Archie… C’est d’ailleurs ce qui les a menés à la rupture. Un mal pour un bien : les anciens amants ne semblaient pas vraiment faits pour s’entendre. Leurs tempéraments trop semblables les menaient irrémédiablement au clash. L’experte en relations amoureuses Annabelle Knight s’est penchée sur leur cas pour les besoins du Sun. Et elle est catégorique : ces six mois passés avec Shaun n’ont pas été du temps perdu, et ont, au contraire, beaucoup apporté à duchesse : « Être avec Shaun a fait comprendre à Meghan qu’elle souhaitait être avec une personne qui partageait ses aspirations mais qui souhaitait également s’engager avec elle ».

Et cette personne, Meghan l’a trouvée. Il s’agit d’Harry avec qui la belle-sœur de Kate a également beaucoup en commun. Le prince et la duchesse ont été élevés de manières très similaires par leurs mères respectives. Dès son plus jeune âge, Harry a vu la princesse des cœurs apporter son aide aux plus démunis et Meghan assiste aux mêmes scènes depuis son enfance. Sa mère, Doria Ragland, lui a toujours appris à venir en aide à ceux qui en ont besoin. Sa relation avec Harry lui a donc permis d’allier les deux choses qui lui tenaient le plus à cœur : la célébrité et son envie de changer le monde. Un couple très assorti.

Un homme est arrêté après une agression à la grande mosquée de Québec

QUÉBEC — Le Service de police de la ville de Québec (SPVQ) a arrêté un homme de 47 ans après une altercation au Centre culturel islamique de Québec un peu après 12h15 samedi.

Selon le SPVQ, «une escarmouche» aurait éclaté entre l’homme et des chauffeurs de taxi dans le stationnement de la Mosquée et le suspect aurait assené un coup de poing à une autre personne.

La Presse canadienne n’a pas été en mesure de rejoindre Mohammed Labidi, président du Centre culturel islamique de Québec samedi soir, mais selon le Conseil national des musulmans canadiens, le suspect a tenu des propos islamophobes.

«Selon le témoignage de ceux qui étaient sur place, l’agresseur avait exprimé avec hostilité des messages de nature Islamophobique et tenu des propos anti-immigration avant de s’en prendre physiquement à la victime», peut-on lire sur le compte Twitter de l’organisation.

Le SPVQ traite cet événement comme une voie de fait et non un crime haineux

La construction du mur entre les États-Unis et le Mexique bloquée

© Mario Tama

Un juge fédéral de première instance a bloqué temporairement vendredi le plan du président américain Donald Trump de construire un mur le long de la frontière sud du pays avec de l’argent que le Congrès ne lui a pas accordé, mais qu’il a pu débloquer en déclarant en février un état d’urgence nationale.

Le juge Haywood S. Gilliam Jr, du district nord de la Californie, a décidé d’empêcher l’utilisation d’un milliard de dollars provenant du ministère de la Défense pour remplacer 82 km de clôtures à la frontière du Mexique, en Arizona et au Texas.

L’administration Trump avait prévu commencer à utiliser les fonds dès samedi.

Selon le juge, dépenser cet argent sans l’approbation du Congrès ne serait « pas compatible avec les principes fondamentaux de la séparation des pouvoirs remontant aux premiers jours de notre République ».

Il affirme également que l’urgence nationale autorise les transferts de fonds pour des événements « imprévus ». Selon lui, l’affirmation du gouvernement selon laquelle la construction du mur est imprévue ne peut logiquement pas être conciliée avec les nombreuses demandes de financement de Trump « qui remontent au moins au début de l’année 2018 ».

Le juge Gilliam a répondu ainsi à la poursuite intentée par le Sierra Club et une coalition de communautés situées le long de la frontière.

Il a aussi déclaré que son ordonnance rendait sans objet une partie d’une poursuite similaire intentée celle-là par 20 États, dont la Californie. Le juge a par ailleurs rejeté, pour l’instant, la requête de ces États visant à bloquer un autre aspect du plan de Trump.Les plus populaires sur MSN Québec

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Urgence nationale décrétée

En février, après une longue bataille politique entre démocrate et républicains, le Congrès a approuvé 1,38 milliard de dollars pour la construction d’environ 90 km de « nouvelles barrières physiques » dans la vallée du Rio Grande, au Texas, un montant loin des exigences de Donald Trump, qui réclamait près de 6 milliards.

Le président a alors déclaré l’urgence nationale pour obtenir des fonds, justifiant cette mesure exceptionnelle par une « invasion » de drogues, de gangs criminels et de migrants illégaux qu’il disait vouloir combattre.

Son administration prévoit, grâce à cette mesure, récupérer 601 millions du département du Trésor, 2,5 milliards destinés aux programmes de lutte contre les stupéfiants du département de la Défense, et 3,6 milliards destinés à des projets de construction militaire du département de la Sécurité intérieure.

Guerre d’ego à la CAQ


© Jacques Boissinot

Voici l’histoire de deux ministres de la CAQ très performants, avec des convictions profondes, mais des méthodes de travail très différentes. Deux brillants avocats qui poussent leurs dossiers, mais qui, en fin de compte, compliquent la vie du premier ministre François Legault, obligé de trancher entre deux chouchous.

D’un côté, le ministre de l’Immigration et leader parlementaire, Simon Jolin-Barrette. Il est certainement l’un des membres les plus ambitieux du Cabinet, une qualité qu’apprécie François Legault.

Mais si plusieurs admirent sa capacité à jongler avec plusieurs balles, la maîtrise de son jeu et ses talents de communication, d’autres estiment que l’homme-orchestre aime beaucoup trop jouer seul. On le dit hermétique, cachottier et contrôlant sur ses stratégies.

De l’autre côté, la ministre de la Justice, Sonia LeBel, la joueuse d’équipe, professionnelle et expérimentée, dotée d’un sens de l’humour que plusieurs apprécient.

C’est la voix du gros bon sens. Elle a l’oreille du premier ministre; elle a été l’une des premières vedettes à se joindre à la CAQ et à donner une certaine crédibilité au parti de François Legault.Les plus populaires sur MSN Québec

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C’est d’ailleurs elle qui a, de loin, les meilleures relations avec le gouvernement fédéral. Mais son style « livre ouvert » la rend très verbale et, à certains égards, vulnérable, particulièrement au bureau du premier ministre.

La ligne de fracture est apparue quand la ministre LeBel a annoncé, avant la pause parlementaire, une entente administrative avec le gouvernement Trudeau qui permettra au premier ministre Legault d’avoir son mot à dire dans la nomination du prochain juge du Québec à la Cour suprême.

Simon Jolin-Barrette, qui était porte-parole en matière de Justice quand il siégeait dans l’opposition, a fait connaître son insatisfaction. Il pense que Québec aurait pu, et pouvait, obtenir davantage de pouvoir.

Si bien qu’au moment où la ministre LeBel évoquait un accord « historique », le premier ministre donnait l’impression de la contredire en minimisant l’importance de l’entente. La vision pragmatique de Mme LeBel se heurte à la vision nationaliste de M. Jolin-Barrette. Le yin et le yang de François Legault.

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Catherine Fournier s’en mêle

Mais ce qui en a fait sourciller plus d’un, c’est le coup politique de la députée indépendante Catherine Fournier qui a nargué le gouvernement en déposant, au lendemain de l’annonce, un projet de loi sur le processus de nomination des juges du Québec à la Cour suprême.

Ce projet de loi est en fait identique, un copié-collé, à celui qu’avait rédigé et déposé Simon Jolin-Barrette, lorsqu’il était dans l’opposition. Il a été déposé en février 2016, alors que Mme Fournier n’était pas encore élue.

Même si rien n’indique qu’ils aient pu être de connivence, certains ont remarqué que le ministre et l’ex-députée péquiste, qui s’entendent plutôt bien en dehors du Salon bleu, s’amusaient, sourires en coin, de la manœuvre de cette dernière.

L’après-laïcité pour Jolin-Barrette?

Simon Jolin-Barrette n’a jamais caché qu’il aurait aimé être nommé ministre de la Justice après les élections générales. Encore une fois, le premier ministre a dû couper la poire en deux.

Sonia LeBel, qui a une longue expérience de l’appareil judiciaire, était sa candidate à la Justice. Pour combler la boulimie politique du jeune Jolin-Barrette, François Legault lui a donné le dossier de la laïcité, qu’il entend conclure le 14 juin avec l’ajournement des travaux parlementaires pour l’été.

Des bruits courent qu’il cherche déjà un nouveau défi et qu’il aurait délaissé l’idée d’occuper la Justice. L’ambitieux ministre cherche un portefeuille qui lui donnera de la visibilité.

Si Sonia LeBel peut donc dormir en paix, avis aux autres ministres.